Focus: actu

Vie chère : la situation en Côte d’Ivoire
 
Des morts et des millions d’Ivoiriens en sursis !

Les 1, 2 et 3 avril 2008, exactement trois jours après la création de notre organisation, des ivoiriens dont en majorité des ménagères, devant la situation de la cherté de la vie en RCI qui devenait intenable, ont crié comme en Haïti, au Mali, au Sénégal, au Niger… leur raz le bol!
Car, il est bien vrai que « celui qui a faim n’est pas un homme libre ! » aimait le dire feu le Président Houphouët. Ces manifestations, comme c’est souvent le cas en Afrique, ont été violemment réprimées par les forces de l’ordre. Résultat : 3 morts et de nombreux blessés. Mais cela n’a pas découragé les ivoiriens qui avaient décidé de continuer à crier qu’ils ont faim au risque de se faire tirer dessus. De toute façon, pour beaucoup d’Ivoiriens, avec la situation catastrophique qui est la leur : plus de 50% de taux d’inflation sur les denrées de première nécessité en quelque mois,  les salaires bloqués dans la fonction publique depuis plus de 20 ans, le chômage, la guerre,… ils ne sont que des morts en sursis. Car pour eux s’offrir même un repas par jour relève de l’exploit ! Mourir par balle ou de la faim..., c’est mourir, estiment-ils. 

Une détermination qui a interpellé le Chef l‘Etat, Laurent GBAGBO qui à travers un discours radio - télévisé  a d’abord calmé les esprits en annonçant des mesures palliatives : réduction de la TVA, des frais de douane … sur les produits de première nécessité. Ensuite, entrevue au palais avec les associations de consommateurs et des commerçants,… Mais aucune mesure forte, à notre sens ! Ce qui laisse le champ libre aux commerçants de faire  ce qu’ils veulent. Ceux qui ont un peu de coeur ont  réduit de quelques francs leurs produits. Des grands industriels ont trouvé là, un tremplin pour venir se faire un peu de pub dans les medias,… au grand dame de la population, du moins, la grande majorité qui continue à broyer le noir.  Car en fait, devant les mesures du gouvernement, non contraignantes pour eux, beaucoup de détaillants n’ont pas baissé d’un centime leur prix !

Voici dépeint sans passion, la situation de la vie chère en Côte d’Ivoire où une ONG comme la nôtre a du pain sur la planche ! Pain que nous attendons pétrir avec le soutien de bonnes volontés comme vous qui lisez cet article.

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